Une parole qui tombe chez les sourds
Qui revendique, acclame et critique
Qui fait souffler un vent de panique
Et fait frapper d’énormes tambours
Elle appelle à la communion
Mais seulement, peuvent-ils l’entendre ?
S’écrier, se déchirer, se tendre
Autant pisser dans un violon
Et parole après parole
Elles tombent dans leurs oreilles
Et leurs oreilles en font leurs tombes
Qui n’ont même plus d’auréoles
Qu’est-ce qu’un mot dans le pays des sourds ?
Au mieux, un courant d’air
Et son existence précaire
Se fait sentir sur leurs dos lourds
C’est alors qu’un grand savant
Par une petite invention
Arrive d’une certaine façon
A capter ce vent frémissant
Et tout l’esprit vif
De ce fameux inventeur
Commence à voir l’esquisse
Des sons et de leurs saveurs
Fière d’être la première
Un message de paix triomphant
Déclame en un instant
Sa plus belle prière
Mais la machine encore novice
Demande de ne plus faire l’amour
Et le mal dans tous ses vices
Mets le chaos au pays des sourds
Seulement ce pays existe-t-il ?
Ou bien sommes-nous malentendant
Des spirales et des courant
Qui nous paraissent si futiles
Dites-moi tout ce que vous trouvez nul, bien, bof, pourri, chouette, hamster... Enfin tout ce qui vous passe par la tête ! Merci !