LE MANOIR DU FANTASTIQUE

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 Nouvelle nouvelle !

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fannie
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MessageSujet: Nouvelle nouvelle !   Mer 18 Jan 2012 - 20:03

Bonjour tout le monde !
Comme je l'avais exposé dans un autre sujet, je me suis réinscrite au concours de la Plume d'Or. Cette année, le thème est la Voie. Je vous mets donc la nouvelle que j'ai envoyé. J'avais une restriction de 2000 à 2500 mots (Je suis à 2471). J'espère qu'elle vous plaira ! Smile

Il était dix-sept heures lorsque le facteur passa sur sa vieille bicyclette. Comme à son habitude, il avait le visage éclairé d’un sourire et les yeux pétillants. Je sortis pour le saluer. Mes bottes foulaient le gravier de l’allée qui protestait en crissant et en gémissant. Je me dis qu’il faudrait songer à refaire cette fameuse allée qui commençait à être envahie par la mousse et les herbes folles. Le facteur fouilla dans une de ses nombreuses sacoches et me tendit deux lettres. Je le remerciai. Mon souffle formait de petits nuages à cause de l’air glacial et un frisson me fit serrer mes bras autour de mon corps pour essayer de me tenir chaud. Je rentrai.
Mon dieu qu’il faisait froid ! Je posai le courrier sur le guéridon de l’entrée, puis poussai la porte sur ma gauche et m’avançai dans la cuisine.
Aux fourneaux, Elise préparait le repas. Je m’approchai, enserrai sa taille et embrassai ses boucles brunes. Son délicieux rire me réchauffa le cœur. Elle se dégagea de mon étreinte et se mit sur la pointe des pieds, telle une ballerine, pour me voler un baiser.
Elise était petite, fine et sa silhouette était élancée. Une longue jupe dissimulait ses jambes et un simple pull tombait sur ses épaules. Une cascade brune et bouclée reposait sur ses épaules. Elle avait des yeux de la même couleur que la forêt (je ne savais pas si c’était réellement une couleur mais elle se plaisait à les décrire ainsi), ce qui s’accordait parfaitement avec son amour pour la nature. Un nez fin et droit menait vers sa bouche pulpeuse et légèrement boudeuse. C’était mon Elise.
Je me rendis alors compte qu’un sourire avait étiré mes lèvres, et que j’étais resté planté là pendant deux bonnes minutes comme un idiot. Reprenant mes esprits, je passai la porte qui menait au salon et m’assis dans mon gros fauteuil en cuir. Je contemplais le feu dans la cheminée. Nous étions le 5 février de l’année 1916. La guerre, tout le monde en parlait. Certains persistaient à dire qu’elle finirait bientôt, d’autres que c’était le début de la fin. Moi, je ne savais pas. Ou plutôt si je savais, j’avais le pressentiment que tout ne faisait que commencer. Et ce malgré les journaux et la radio qui prônaient de garder notre calme, affirmant qu’elle serait terminée pour Noël. Pour le moment, je préférais ne pas trop y penser. J’avais réussi à échapper à la mobilisation du 2 août 1914 car je n’avais pas dix-huit ans.
De petites étincelles jaillirent avec un bruit sec entre les langues de feu. J’attrapai Le Fantôme de l’Opéra sur la table basse en me disant qu’un peu de lecture pourrait sans doute me changer les idées.
Je sursautai violemment en entendant un cri provenant de la cuisine. Je lâchai mon livre, me levai d’un bond et me précipitai, angoissé. Elise était affalée sur le plan de travail, les yeux écarquillés par la stupeur, une main couvrant sa bouche et l’autre tenant un papier. J’approchai pour la soutenir car elle manquait de tomber.
« Calme toi ma chérie, que se passe...
Je ne finis pas ma phrase, remarquant l’en-tête du papier qu’elle tenait. Une lettre officielle. Un ordre de mobilisation. Et une date, le 20 février 1916. Je retins mon souffle. Elise éclata en sanglots.
- Non non non... Ils ne peuvent pas t’emmener... Oh ! Simon, dis moi que ce n’est qu’un cauchemar, je t’en supplie ! lâcha-t-elle entre deux hoquets.
Trop abruti par ce que je venais de voir, je ne répondis qu’après un bon moment. Je me sentais soudain oppressé, comme si l’air lui-même s’était solidifié.
- Si seulement je pouvais m’en convaincre... »
Elle se laissa aller contre moi. J’enfouis mon visage dans ses cheveux et humais le délicat parfum de miel qui s’en dégageait. Mes yeux me piquaient, mais je ne voulais pas montrer mon désarroi et ma peine devant elle, elle n’en serait que plus mal. Alors je fermai les yeux et attendis que les secousses de ses épaules se calment.
Nous restâmes ainsi un long moment, ma chemise humide de larmes. Le silence nous enveloppait dans un cocon duquel émergeait le bruit étouffé des sanglots. Ma tête tournait. Mes pensées étaient obscurcies par une sorte de brouillard opaque dans lequel perçaient des mots. Mobilisation. Elise. 20 février. Guerre. Mort. Ils virevoltaient derrières mes paupières closes tels des papillons démoniaques. Au milieu de ma poitrine, quelque chose manquait. Quelque chose venait de se déchirer, de se briser.

Les jours passèrent. L’atmosphère de la maison était pesante et triste. Cette maison habituellement si joyeuse avec ses fenêtres ouvertes et le vent emportant les éclats de rire.

Puis ce fut le jour fatidique. Je sortis sur le pas de la porte et contemplai le ciel gris, comme pleurant mon départ. Elise se tenait à mes côtés. De chaudes larmes roulaient sur ses joues rougies par le froid. Une camionnette s’arrêta devant la maison. Cette simple camionnette représentait pour moi la mort. Elle était couleur de terre, une grande bâche protégeait de la pluie les hommes déjà à l’intérieur. Je me tournai vers Elise, une appréhension grandissant dans ma poitrine. Je déposai un baiser sur ses lèvres tremblantes, autrefois si roses et douces. Rompant notre étreinte, je la regardai un long moment, gravant pour toujours son image dans ma mémoire, essayant de me rappeler chaque grain de beauté, chaque petite ride. Puis je me détournai et esquissai quelques pas en direction du véhicule. J’entendis une dernière fois le gravier crisser sous mes pas. La déchirure se fit plus grande et la douleur plus forte.
Arrivé au portail qui entourait la propriété, je regardai par-dessus mon épaule cette maison, ce jardin si vert contrastant avec le gris du ciel et ma femme que j’avais épousé seulement depuis deux mois. Elle se tenait maintenant au milieu de l’allée, ses belles boucles froissées et dégoulinantes, les yeux bouffis et rouges d’avoir trop pleuré. Je lui adressai un pauvre sourire qui se voulait rassurant puis montai à l’arrière avec les autres. La camionnette s’ébranla et commença son trajet.
Elise courut jusqu’à la route, essayant de nous rattraper puis s’arrêta. « Je t’aime. Souviens-toi. Ils ne peuvent pas nous enlever cela. » . Ces mots claquèrent dans le silence comme des coups de feu. Leur sonorité chamboula jusqu’au plus profond de mon être et je les gravais sur mon cœur. « Je t’aime », chuchotai-je en retour. Les larmes jaillirent et je les laissai couler. J’étais emmené à la guerre. A Verdun.
Après de longues heures de route, le véhicule s’arrêta. Nous en descendîmes et nous alignâmes dans la cour de la base militaire de Bar-le-Duc. Un officier vint pour décider à quel poste nous serions envoyés.
« Messieurs, nous voici réunis aujourd’hui dans l’urgence. Des soldats français tombent chaque jour face aux « Boches », face à leur artillerie crachant le feu et le sang. Cependant, nous nous battons vaillamment et gagnons peu à peu du terrain sur nos adversaires. Mais nous avons besoin de plus d’hommes pour remplacer les nombreuses pertes à chaque assaut. Je vous confie donc la lourde tâche de reprendre leur place. Etes-vous prêts à donner jusqu’à votre vie pour votre pays ?
- Oui Monsieur ! répondirent en cœur tous les mobilisés.
Je ne pensais pas un mot de ce que je disais. Je suivais le mouvement, c’était tout. Moi, je voulais rentrer retrouver Elise, sentir le parfum de miel de ses cheveux.
- Vous avez raison soldats, reprit-il. Je suis l’officier Tasold et je suis en charge de vous désigner à un poste. Toi ! s’exclama Tasold en désignant un homme à deux pas de moi, tu m’as l’air costaud et dur à cuire. Tu iras en première ligne !
- Bien Monsieur.
Je me mis à prier, en dernier recours. Tous les hommes furent assignés à un poste. Il y en eu cinq en première ligne, deux en deuxième. J’étais le dernier.
- Toi, annonça t-il. Tu as l’air trop frêle pour tuer des « Boches », ils ne feraient qu’une bouchée de toi ! Quelqu’un doit gérer les approvisionnements sur la Voie Sacrée, entre ici et Verdun, tu t’en chargeras. »
Je crus que j’allais m’effondrer tant le soulagement m’envahissait. Je n’allais pas au front ! J’avais peut-être une chance de réchapper de cette guerre ! J’avais envie d’embrasser l’officier, de danser, de crier ma joie.

Et puis, ce fut la guerre. Les sifflements des obus me parvenaient de toute part. J’avais la désagréable impression que les tirs se rapprochaient. Je devais sans doute me faire du souci pour rien, mais je ressentais quelque chose d’étrange dans tout mon être. Mon travail n’était pas de tout repos. Je devais gérer et vérifier chaque convoi qui filait sur la Voie Sacrée ou qui revenait du front. Je devais faire vite et c’était un contre la montre constant. En moyenne, un camion arrivait toutes les treize secondes, m’avait-on dit. Mais j’avais plutôt l’impression qu’il en arrivait à chaque seconde ! Au bout de cinq jours en continu, je commençais à fatiguer. Je me dis que je n’allais jamais tenir sans manger autre chose que de la soupe et de temps en temps un peu de lard ! Mais en fin de compte, je me consolais en pensant que de toute façon, ici, c’était mieux que dans une tranchée.
Une semaine passa. Puis deux.
C’était le seizième jour, vers le milieu de l’après-midi. J’étais en train de descendre d’un camion que je venais de vérifier, quand je vis quelque chose voler dans le ciel avec un sifflement caractéristique. Je n’eus pas le temps de bouger, que l’obus s’écrasait. Des gerbes de terre furent projetées en tous sens. La terreur m’envahit, s’appropriant peu à peu chaque fraction de mon corps. Mon cerveau était devenu incapable de réfléchir, il tournait au ralenti. La panique se logea au fond de ma poitrine tandis que les camions explosaient autour de moi. Les sifflements me vrillaient les tympans.
D’un mouvement, je fis passer mon Lebel 1886 de mon dos à ma main droite. J’étais aveuglé par la terre boueuse et la fumée opaque. Je fus projeté à terre par une nouvelle explosion toute proche. Soudain, j’entendis les premiers coups de feu des Allemands. Je m’allongeai pour ne pas me faire repérer. Je vis des formes floues avancer et je commençai à tirer à l’aveuglette. Je me fis un rempart d’un cadavre. Des hurlements de douleur fusaient tout autour de moi. C’était l’apocalypse. Des bouts de chair et de sang tombaient en une pluie infâme, sanguinolente. Je vis un homme lancer quelque chose dans ma direction mais cela me rata de deux bons mètres. La Voie Sacrée ne ressemblait plus à rien sinon à un chemin menant à la gueule de Lucifer.
Une fois que la terre soulevée par la grenade fut retombée, j’aperçus le bord d’un trou couvert par une planche un peu déplacée. Je n’hésitai pas. Je fonçai vers cet abri de fortune et me faufilai dans l’interstice. Je me retrouvai alors dans une sorte de cave avec des murs en pierre. Je me terrai au fond et attendis que tout redevienne calme au-dehors.
Plusieurs heures passèrent. Je n’avais toujours pas bougé. Les combats se poursuivaient. Je callai ma tête contre une pierre et m’endormis.
Quand je me réveillai, je préférai garder les paupières closes un moment. Le silence du dehors me surprit. Puis je sentis une présence. En me concentrant bien, j’entendis la régularité de l’air qu’on inspire et qu’on expire. Quelqu’un était avec moi. Dans mon trou. Me voulait-il du mal ? Non je ne pensais pas, il aurait déjà pu me tuer. Peut-être était-ce quelqu’un qui voulait échapper comme moi aux horreurs de la surface ? Une bouffée de sympathie monta en moi. Je la réprimai. J’ouvris les yeux. Eh bien me voilà dans de beaux draps ! pensai-je. C’était un Allemand ! En y regardant de plus près, je vis qu’il était blessé à la jambe.
« Bonjour..., me dit-il dans un français pratiquement parfait.
- Bonjour, répondis-je.
Son visage était livide et des gouttes de sueur perlaient sur son front. Il était mal en point. Je n’avais rien à craindre de lui. Je remarquai également un autre corps, Français cette fois, gisant sur le sol. Je ne m’en étais pas aperçu en arrivant à cause du noir de la cave. Mes yeux se posèrent à nouveau sur l’homme.
- Aidez-moi. Je vous en supplie. Aidez-moi, me conjura-t-il.
Il y avait une telle souffrance dans son regard que j’en fus bouleversé. Néanmoins, une petite flamme brillait au fond, tout au fond de lui. Il voulait vivre. Je me pris de compassion pour lui et me dis que finalement nous étions tous des êtres humains, Allemand ou Français, simple soldat ou bien officier. Que cette guerre ne servait à rien et qu’à la fin, ce serait pareil, les hommes en moins. Ces révélations me firent l’effet d’un coup de poing. Une colère sourde monta en moi. Tous ces hommes mobilisés, tués. Cela me retourna l’estomac. Je fis volte-face et vomis. Quand je me tournai à nouveau, face à mon camarade (car l’Allemand était dans la même galère que moi), j’avais pris ma décision. Je devais le sauver.
- Tu me comprends quand je parle ? demandais-je lentement en articulant beaucoup.
- Oui, j’ai vécu deux ans en France.
- Très bien. Alors, mets les habits du soldat mort et n’oublie pas d’échanger vos plaques. On croira alors que tu es Français. Tu peux me faire confiance. Je vais t’aider.
Il s’exécuta.
- Voilà, maintenant, relève-toi et vois si tu peux marcher.
Il ne se releva même pas. Sa jambe ne le portait plus.
- Je vais te porter alors. »
Sur ces mots, je le chargeai sur mon dos et sortis de l’abri. La vision qui s’offrit à moi était monstrueuse. Les obus avaient laissé d’énormes cratères et le sol n’était plus qu’un charnier. Les cadavres pourrissaient et leur odeur me prit à la gorge. Le dégoût me fit monter les larmes aux yeux. Je recommençai à marcher, déterminé à ne pas me laisser abattre. Je marchais. Toujours plus loin.
Des heures plus tard, nous arrivions à un hangar transformé en hôpital. Je déposai l’Allemand sur l’un des lits et allai chercher une infirmière. Le regardant pour ce que je savais être la dernière fois, je souris. Il était sauvé. Puis je tournai les talons et sortis. Je suivais le sentier d’un bon pas, le cœur gonflé d’orgueil d’avoir sauvé un homme, la tête pleine de plans et de conjectures. Cette idée me donnait du courage et j’étais tout ému de ce que le sort m’avait réservé. Je devais arrêter cette guerre inutile. J’avais trouvé ma voie.


Dernière édition par fannie le Mer 14 Mar 2012 - 14:06, édité 7 fois
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TiCi
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MessageSujet: Re: Nouvelle nouvelle !   Mer 18 Jan 2012 - 20:13

> Cinq jours plus tard, étant arrivés au poste de secours le plus proche depuis un ou deux jours, Herbert, l’Allemand a été rapatrié à l’arrière.

Cette phrase ne m'a pas l'air très claire.
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fannie
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MessageSujet: Re: Nouvelle nouvelle !   Mer 18 Jan 2012 - 20:15

C'est-à-dire ? Je crois qu'il manque une virgule après "l'Allemand"
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Didier Fédou
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MessageSujet: Re: Nouvelle nouvelle !   Jeu 19 Jan 2012 - 4:03

Des bouts de chaire chair
d’un trou couvert pas une planche par

J'ai lu vite fait, c'est pas mal, mais tu devrais retravailler la fin. Elle n'a pas assez d'impact. On comprend que le dirigeable (un zeppelin ? ) vient bombarder les lieux, mais c'est pas assez détaillé, c'est dommage pour l'ambiance.

Après, pour les mots en trop, une bonne relecture règlera le probleme :
Il était cinq heures de l’après-midi quand le facteur passa avec sa vieille bicyclette bleue
Il était dix sept-heures quand le facteur passa sur sa vieille bicyclette. 3 mots

Toi, annonça-t-il. Tu ne m’a pas l’air fait pour aller tuer des « Boches » tout de suite. Tu es frêle, ils n’en feraient qu’une bouchée. Nous avons besoin de quelqu’un sur la Voie Sacrée pour gérer les approvisionnements entre ici et Verdun. Tu t’en chargeras

Toi, annonça t'il. Tu as l'air trop frèle pour tuer des Boches, ils ne feraient qu'une bouchée de toi ! Quelqu'un doit gérer les approvisionnements sur la Voie Sacrée, entre ici et Verdun, tu t'en chargeras. 10 mots

Y'en a un peu partout, tu peux simplifier les trucs évidents (comme la planche en bois, c'est toujours en bois, une planche) ou raccourcir au début :

Alisone était aux fourneaux, préparant je ne sais quel plat délicieux comme toujours. Je m’approchai, enserrant sa taille de mes bras et embrassai le sommet de son crâne couvert de boucles brunes. Un délicieux rire s’échappa de ses lèvres et me réchauffa le cœur. Elle se dégagea doucement de mon étreinte et monta sur la pointe des pieds telle une ballerine, me volant un baiser. Je reculai de quelques pas et la contemplai à nouveau. Alisone ne mesurait qu’un petit mètre soixante-cinq, mais elle était fine et avait une silhouette élancée

Aux fourneaux, Alisone préparait le repas. Je m'approchai, enserrai sa taille et embrassai ses boucles brunes. Son rire délicieux me réchauffa le coeur, elle se dégagea de mon étreinte et se mit sur la point des pieds, telle une ballerine, pour me voler un baiser. Alisone était petite, fine, sa silhouette élancée.

J'ai viré les trucs inutiles. On s'en fout qu'elle est bonne cuisinière. Le sommet de son crane, dis comme ça, c'est pas sexy, et il est forcément recouvert de boucles de cheveux, elle n'est pas chauve. On s'en fout de connaitre sa taille au centimètre près. Tous ces mots économisés au début, tu peux les ré-investir plus tard, pour bien développer ton histoire, rajouter de l'ambiance et nous donner une fin digne de ce nom.

Bon courage et bonne chance !
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MessageSujet: Re: Nouvelle nouvelle !   Jeu 19 Jan 2012 - 4:07

Au fait, je viens de vérifier, le prénom Alisone n'existait pas en 1916.
Et c'est bien Zeppelin pour les dirigeables
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MessageSujet: Re: Nouvelle nouvelle !   Jeu 19 Jan 2012 - 12:29

Ok, merci beaucoup ! Grâce à toi je suis passée sous les 2500 mots !
Pour la fin, enfaite le zeppelin est accroché au plafond, donc quand l'obus tombe sur le toit et s'enfonce dans le zeppelin vu qu'il est rempli de gaz (pour qu'il puisse voler) il explose et crée plus de dégâts.
Qu'entends-tu par rajouter de l'ambiance ?
Pour la fin, je vais la retravailler.
As-tu une idée de titre ?

Merci de ton aide, elle est précieuse ! Smile
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MessageSujet: Re: Nouvelle nouvelle !   Jeu 19 Jan 2012 - 14:06

De rien.
Le coup du zep' qui prend un obus, c'est pas dans Amélie Poulain ? Quoi qu'il en soit, d'après ce que j'ai vu ce matin sur wikipédia, les zeppelins étaient bien utilisés pour larguer des obus, du genre qui creusent un cratère de 2-3 mètres de diamètre.

Quand je dis rajouter de l'ambiance, c'est forcer un peu le trait pour la fin. Après tout, le bonhomme il est ivre de peur, mais il reste humain et aide un ennemi. L'ironie du sort, c'est qu'ils s'en sortent, et au moment où tout semble aller mieux, paf, un obus ! Rajouter de l'ambiance, c'est rallonger la fin. Montrer un peu plus sa peur quand il comprend ce qui va lui tomber sur la gueule.

Un titre ? Aucune idée... La Voie sacrée ?
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MessageSujet: Re: Nouvelle nouvelle !   Jeu 19 Jan 2012 - 17:19

Ok pour l'ambiance je vais voir ça ! Heu oui, c'est dans Un Long Dimanche de fillançailles je crois (je me souviens pus bien) mais dans le film pas dans le livre. Je m'en suis pas mal inspirée avec le coup de la trappe aussi !
Pour le titre, ma maman m'avait proposée la même chose ! Donc je pense que je vais rester là-dessus.
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MessageSujet: Re: Nouvelle nouvelle !   Jeu 19 Jan 2012 - 21:07

j'ai lu également...
une chose me chiffonne on passe d' Elise à Alisone... quel est donc le prénom de sa femme?
sinon c'est pas mal...
quelques erreurs de syntaxe et fautes d'orthographe (clore apparaît plusieurs fois claure...)
La fin est trop rapide même si je sais à quel point cela peut être difficile à amener quand on est limité en mots... mais je pense qu'il vaut mieux privilégier la fin que de décrire trop longuement et inutilement la femme de ce soldat Smile
voilà j'espère avoir pu aider Wink
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fannie
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MessageSujet: Re: Nouvelle nouvelle !   Ven 20 Jan 2012 - 12:12

Oui, pour le nom de sa femme, j'avais mis d'abord Alisone, mais comme l'a souligné Didier, ce n'est pas un nom de l'époque. J'ai donc changé et mis Elise à la place. Wink
Pour les fautes, je vais le donner à ma professeur de français pour qu'elle me corrige ! Smile
Merci en tout cas !

P.S : je viens de changer la fin ! Very Happy
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MessageSujet: Re: Nouvelle nouvelle !   Ven 20 Jan 2012 - 13:44

fannie a écrit:
C'est-à-dire ? Je crois qu'il manque une virgule après "l'Allemand"
Oui, et aussi le "5 jours plus tard....depuis un ou deux jours" qui m'embêtait.
Mais je constate que tout cela a sauté alors...

Cela dit il y a beaucoup de "plus tard" (3 en fait), ça pourrait être amélioré (deux mois plus tard, Plusieurs heures plus tard, Des heures plus tard) en variant légèrement, par exemple :
Plusieurs heures plus tard, le véhicule s’arrêta => Après plusieurs heures de route, le véhicule s'arrêta.
voire même, pour accentuer un effet : Après de longues heures de route, le véhicule s'arrêta enfin.
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fannie
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MessageSujet: Re: Nouvelle nouvelle !   Ven 20 Jan 2012 - 17:17

Et voilà, c'est changé ! Smile
Merci parce que je ne m'étais pas du tout rendue compte que j'avais mis tant de "plus tard" !
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MessageSujet: Re: Nouvelle nouvelle !   Mar 24 Jan 2012 - 10:03

Je vais y aller de ma petite critique et de mes petits conseils mais le premier que je ferais, c'est de ne pas prendre trop au sérieux ce que je vais dire. Tu sais écrire, c'est indéniable et sans pour autant choper le melon, tu n'en es plus au stade de prendre pour argent comptant toute les critiques qu'on te fait, d'autant qu'elles sont souvent contradictoires d'un lecteur à l'autre.

Ceci posé, j'ai trouvé l'ensemble du texte un peu eau de rose par rapport au contexte choisi. On a plus l'impression d'un roman de chevalerie que d'un épisode de 14-18. C'est un parti pris, pas forcément une erreur. Tout dépend si c'est voulu ou pas.
Le personnage d'Elise est très classique, mais je l'ai trouvé beau. Peut être parce qu'il est classique d'ailleurs. Sur le principe, je suis d'accord avec laetitia pour dire que la fin a plus d'importance, mais ça me ferait un p'tit pincement au coeur de la raccourcir au montage.
D'une façon générale, j'ai trouvé la première partie plus réussie. J'aurais aimé un changement de ton plus marqué entre les adieux et la guerre.

A coté de ça c'est beau, c'est bien écrit, c'est rafraichissant.
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MessageSujet: Re: Nouvelle nouvelle !   Mar 24 Jan 2012 - 10:36

Le côté un peu eau de rose est voulu : je ne souhaitais pas écrire un véritable passage de 14-18 avec toutes les horreurs de la guerre ^^ (tout le monde les connaît, enfin je pense). Je voulais que ce soit réaliste tout en jouant avec un côté plus soft.
La fin... Je me suis posée pas mal de question sur comment j'allais la faire, combien de place lui accorder. Mais je me suis rendue compte qu'après avoir écrit tout le début de l'histoire, je n'avais plus beaucoup de mots pour elle. J'ai donc essayé de faire avec, en enlevant pas mal de choses que j'avais mises avant.
Mais si tu as des propositions pour l'améliorer, je suis preneuse ! Smile
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théophil
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MessageSujet: Re: Nouvelle nouvelle !   Dim 29 Jan 2012 - 17:49

Bonjour Fannie,

D'abord, c'est indéniable, c'est plutôt bien écrit, clair, et le vocabulaire est riche, même si certaines expressions mériteraient d'être améliorés (mais peu). Après, je suis un peu comme Cyrolin, le style eau de rose ne me plait pas trop, mais bon, ça c'est personnel...

Après, je suis moi même en train d'écrire une nouvelle sur la guerre 14 18, et plus particulièrement sur la bataille de Verdun. Je dois avouer que ton récit me fait plus penser à un film qu'à la réalité. En quelques mots, je trouve qu'il y a beaucoup trop de notre époque !

Déjà la bataille de Verdun débute en février 1916, et pendant quelques mois les français vt reculer et non avancer. Après, ayant lu pas mal de lettres de soldats, on trouve rarement ce sentiment de regret d'aller à la guerre, non pas que les gens soient heureux d'y aller, mais beaucoup sont enthousiastes ou affirme la nécessité du devoir de la guerre ! Après, tu dis que ton personnage est seul sur la voie sacré, j'ai des doutes, les attaques sont tjs groupées (sauf dans les films...), et puis la rencontre avec un allemand, j'en doute également, questions d'époque...
Pour la fin, je la trouve encore trop, enfin si tu as 14 ans c normal, trop naïve. Lorsque je lis les lettres des poilus de l'époque, ce n'est pas toujours ce sentiment que je retrouve, mais plutôt le sentiment que les officiers ne savent pas faire la guerre.

Si tu veux je pourrai préciser mes remarques, mais ce sont plus des remarques sur le fond que sur la forme, sur le coté réaliste, tout dépend de ce que tu as voulu écrire ?
En tout cas c'est bien écrit et c'est le principal, pour le réalisme, il suffira de t'informer, mais ça peut attendre à ton age...
Tu as de bonnes chances pour le concours en tt cas je pense !




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