LE MANOIR DU FANTASTIQUE

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 Concours Zombies - Dieu est mort

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Sangsue mort-vivante
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MessageSujet: Concours Zombies - Dieu est mort   Lun 7 Aoû 2006 - 6:37

Participation précoce, mais la nouvelle est prête depuis quelques jours et je ne veux pas "tricher" avec moi même. Ce sera donc celle-ci qui participera, et non une autre que j'aurais pu écrire après coup.

Je suis plus que conscient de frôler de très prêt le hors sujet, mais c'est en osant qu'on devient oseron... ou un truc du genre...

Le PDF

Nouvelle postée en trois parties, car le forum n'était pas content Smile

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Mon reflet s’affichait face à moi, provocateur, et me montrait un jeune homme, pas très solide, pas très à l’aise non plus. Mais au fond de mes yeux noisette brillait une lueur que personne jusqu’ici n’avait tenté d’entrevoir. Elle leur faisait bien trop peur, à ces lâches… Il leur était insupportable de constater à quel point je leur étais supérieur, à quel point leur vie m’était insignifiante.

Puisqu’ils ne voulaient ouvrir les yeux, je leur arracherais les paupières. Puisqu’ils ne voudraient comprendre, je leur extirperais la cervelle du crâne. Car je suis Dieu, et j’ai tous les droits sur leur pitoyable vie. Cela fait bien longtemps que je répète tout ça, mais aujourd’hui est un grand jour, je le sais. Aujourd’hui encore je prendrais avec moi une arme, mais cette fois ci elle reviendra teintée de sang. De leur sang.

Je finissais de me réveiller en me cinglant le visage d’eau froide, me séchait à la hâte, puis enfilait quelques affaires : un long t-shirt noir, pratique et discret, et un vieux jean bien commode. J’hésitais un instant devant mes baskets, devais-je prendre les neuves ? Je doutais qu’une teinte rouge leur donne meilleure allure, aussi me ravisais-je. Pour une journée comme celle-ci, il me fallait des alliés de confiance, furent-ils des chaussures.

Je descendis quatre à quatre les escaliers. Tout dans ces murs proprets m’écoeurait à en vomir, et j’envisageais de refaire une déco sympa. Le rouge vif, ça s’accommode avec tout. Mon vieux ne serait sûrement pas d’accord, mais bon… On ne demande pas son avis à un pot de peinture, après tout.

En parlant de cet enfoiré, il était bien entendu déjà partit. Ca tombait bien. A défaut de la vie, il avait au moins facilité mes premiers pas dans la mort.

J’allais à pas rapides dans la cuisine, où je me servis une bonne rasade de céréales accompagné d’un bon quart de litre de lait glacé. Je me saisis d’une cuiller à soupe pour le petit déjeuner et de quelques autres couverts : j’allais devoir faire un choix. Un choix judicieux.

Tout en mastiquant ces saloperies d’un goût indéterminé, j’étalais devant moi divers objets tranchants, plus ou moins massifs. J’éliminais rapidement les couteaux de cuisine : cette camelote n’était déjà pas foutue de couper un steak, je ne m’y fierais pas pour trancher dans le vif.

Rapidement, il ne restait plus que trois instruments devant moi. Le premier était un long couteau affûté. Il traverserait sans mal les chairs, mais risquait de se heurter aux os et de casser net. Et puis, bonjour l’originalité. Le choix n’était pas simple : il me restait à choisir entre une broche, facilement maniable, et un couperet, plus massif. L’un me permettrait de jouer la carte de la surprise, délivrant un rapide coup d’estoc. L’autre était plus brutal, et plus imposant. La symbolique aussi était importante : mes victimes seraient-elles des poulets ou des bœufs ?

A la réflexion, on embroche aussi les porcs. J’optais donc pour la solution de la broche, arme discrète, sournoise, et très bien adapté pour ce genre de chasse. Je pris tout de même un canif de secours : aucune arme n’est incassable, et la situation pourrait vite dégénérer si je n’avais plus que mes poings pour me défendre. Après tout, je n’étais pas connu pour mes talents de bagarreurs.

Renonçant à la camoufler sous mon t-shirt, je décidais de prendre un sac à dos, dans lequel je mettais la broche, prête à l’emploi. Le canif était à portée de main dans ma poche droite, et je laçais impeccablement mes chaussures pour éviter de trébucher. Je crois que j’étais fin prêt pour cette journée, la dernière de l’année au lycée. Ce sera également la dernière journée sur Terre, pour certains élus.


Le soleil brillait, malgré un froid mordant. J’aime ce temps, quand l’astre brillant vous réchauffe tandis que la douce morsure du froid engourdit vos sens, et vous rappelle que vous êtes bien vivant.

J’étais donc de fort belle humeur. D’aucun pourrait croire que j’allais ainsi me raviser de commettre ce que j’avais prévu de commettre : il aurait tort. Bien au contraire, j’allais accomplir ma basse besogne avec une joie et un entrain tel que je ne m’en serais pas cru capable.

Midi était bien passé depuis une petite heure, et je me demandais encore comment et quand j’allais m’y prendre. Le doute plana un instant : et si je manquais d’une opportunité ? Mais je le balayais rapidement. Aucune émotion ne devait venir troubler ma concentration, ou bien je risquais de gâcher ce qui devait être sans nul doute le plus beau jour de ma vie.

J’étais donc plongé dans une profonde réflexion, quand un attroupement tout ce qu’il y a de plus banalement bovin attira mon attention. Un groupe de six personnes, quatre hommes, et deux femmes de mon âge. Ils riaient de bon cœur, tous autant qu’ils sont. De quoi pouvaient-ils bien rire ?

De moi, bien sûr, quoi d’autre ? Si je ne m’étais pas contrôlé, j’aurais été les crever sur l’instant. J’avais déjà ouvert précipitamment mon sac, mais je me ravisais. Si je procédais ainsi, j’en tuerais peut-être un, voire deux, mais je serais bien vite maîtrisé. Et alors je ne pourrais jamais plus recommencer. Je devais me dominer. Après tout, qu’ils rient ! Je suis magnanime, ce sera leur dernière volonté: une journée entière d’insouciance avant la mort. Je refermais mon sac, muet devant tant de bonté.

Mais avant d’en arriver là, il me fallait pouvoir les approcher, et les isoler. Ainsi, seulement, je pourrais accomplir ma justice divine. Je prêtais donc l’oreille ; je n’étais pas si prêt d’eux, mais ils parlaient suffisamment fort pour que je pusse entendre la quasi intégralité de leur conversation.

Et plus j’en entendais, plus je pressentais que la journée serait grandiose. Ces vermines avaient l’intention de faire la fête. Ils boiraient, et ils s’amuseraient ce soir, tous les six. C’était là ma chance, et j’allais la saisir avidement. Il ne me restait qu’à savoir où.

Lorsqu’ils prononcèrent le nom de la vieille maison des Horley, j’aurais pu croire que Dieu m’avait finalement entendu. Mais tout ce puzzle s’emboîtait trop bien pour qu’une entité sénile vieille de deux millénaires en soit l’auteur. Non ! C’était moi qui avais créé tout ça, je m’étais exaucé ma propre prière, et bientôt ils crèveraient dans leur sang. Très bientôt.

Je les regardais alors s’en aller. Deux d’entre eux allaient dans ma direction. Je détournais le regard, pour ne pas attirer l’attention : je ne devais pas être autre chose qu’Armand, timide et solitaire.

« Salut Armand. »
« Euh… salut. »

C’était Julien, un jeune homme assez grand, solide mais pas non plus colossal. Devant mon hésitation, la fille qui l’accompagnait pouffa discrètement. Mais je ne lui fis à peine attention.

Il ne m’avait jamais adressé la parole, en plus de trois ans. Il devait se douter de quelque chose… Je devrais faire très attention. Je chassais tant bien que mal cette dernière vague d’appréhension, plus forte que la précédente, et retirais ma main crispée de la où se tenait le canif, dans ma poche. Le temps de redevenir pleinement maître de mes émotions, je me rendis compte qu’il n’y avait plus grand monde dehors, et que les cours avaient repris. Pour ma part, j’avais autre chose à faire. Et je savais où.


Dernière édition par le Lun 7 Aoû 2006 - 6:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Concours Zombies - Dieu est mort   Lun 7 Aoû 2006 - 6:38

Une grande maison délabrée par le temps et une sale réputation, voilà qui décrivait très bien la maison des Horley. Inhabitée depuis plus de quinze ans, elle gisait dans un quartier très calme au fond d’un terrain spacieux, où l’herbe était reine depuis bien des années. Un simple petit muret, que la ville entretenait tous les ans, faisait office de frontière autour de ce bâtiment désolé.

Si il y avait eut un prix Nobel pour les clichés et qu’un bâtiment puisse s’y présenter, nul doute que cette maison aurait raflée tous les suffrages : la parfaite maison du parfait film d’horreur minable. Ces abrutis cherchaient le grand frisson, et je venais leur apporter. Quelle heureuse coïncidence.

Néanmoins le voisinage pourrait se montrer curieux si, de jour, un gars dans mon genre tentait de rentrer dans cette propriété. Pour cela, la solution était toute trouvée : la propriété bordait un petit bois, duquel je ne serais pas vu en train d’escalader le muret. Quant à nos ébats nocturnes, cela faisait des années que des jeunes s’installaient régulièrement dans ces lieux pour s’y saouler et « faire la fête », comme ils savaient si bien dire. Les voisins s’y étaient faits, et ne prenaient même plus la peine de prévenir les autorités.

Je contournais le quartier d’un pas rapide, et croisait un homme faisant son jogging. J’aurais préféré ne pas être vu. Enfin, je n’étais qu’un jeune de plus, avec un sac à dos, qui partait faire un tour dans les bois. Je l’oubliais bien vite, et m’enfonçait entre les arbres. Il ne me fallut qu’une petite minute pour atteindre le muret à escalader, et je choisis de m’asseoir, dos à un arbre, prenant le temps de la réflexion. Haut d’à peine un mètre cinquante, le muret ne représentait pas un obstacle de taille. Même pour quelqu’un qui, comme moi, était loin d’être un athlète.

Je m’installais et analysais la situation, en fronçant les sourcils. Les bois étaient clairsemés, et bien qu’aucune fenêtre de la maison de gauche ne donnait sur ma position, celles de la maison à ma droite pourraient très bien servir à apercevoir mon intrusion. Je décidais donc de longer le mur de droite, accroupis, après avoir sauté au plus vite par-dessus. Quant à savoir par où j’entrerais dans la maison, j’improviserais le moment venu.

Je me décidais. Je lançais mon sac, puis sautais par-dessus le mur avec empressement. Un peu trop d’ailleurs, car mon pied raccrocha au dernier moment et je m’étalais de tout mon long dans l’herbe haute. Je m’accroupis alors, un peu sonné, puis essuyait le mince filet de sang qui coulait de ma lèvre. Machinalement, je léchais le dessus de ma main, savourant ce goût âcre, tout en me jurant que ce soir il coulerait bien plus de sang que ça. Bien plus, oui.Après avoir repris mes esprits, je récupérais mon sac, à tâtons, et me mis en route.

J’approchais de la maison, à pas de loup, accroupis dans les hautes herbes. Bientôt, j’atteignis le mur de derrière, et aperçus tant bien que mal une porte entrouverte. D’autres que moi avaient du prendre soin de la forcer bien des années plutôt. Je jurerais qu’ils ne s’y rendirent pas pour les mêmes raisons.

Je pénétrais rapidement hors de vue des voisins indiscrets. Avais-je vu une silhouette à cette maudite fenêtre, lorsque j’avais jeté un ultime regard ? J’imagine que non. Tandis que mes yeux tentaient de s’habituer à l’obscurité, ainsi que mes narines à l’odeur de moisi, je prenais le temps de reprendre mon souffle.

La porte de derrière menait apparemment à ce qui ressemblait très vaguement à une cuisine. Les meubles étaient délabrés, et un massif buffet à vaisselle était dans un triste état. Comme éventré, le meuble était fendu en deux. A ses pieds, une pile de morceaux de porcelaine gisait là, barrant à moitié le passage. Parmi les fragments, la faible lumière qui passait au travers des antiques volets révélait que certains étaient constellés de tâches sombres. Je me surpris à sourire en imaginant qu’une charmante jeune fille, ivre morte, avait un jour dû marcher pieds nus sur ces morceaux épars et se faire une méchante blessure. Si j’avais été là, j’aurais pu la soigner, à ma manière. Mais l’heure n’était pas aux regrets.

J’avançais jusqu’à l’encadrement de la porte, qui justement en était dépourvue. Je me retrouvais alors dans un long couloir sombre, aux murs couverts d’une tapisserie aux couleurs passées par le temps. Je distinguais péniblement trois portes au fond de ce couloir, à trois mètres, quatre tout au plus. L’une au fond était grande ouverte, et donnait sur une vaste pièce encore plus délabrée que les précédentes. Les deux autres étaient fermées. J’avais environ trois heures devant moi, il fallait que je m’approprie les lieux.

J’avançais d’un pas rapide, quand l’odeur me prit au nez et aux tripes. Une véritable odeur de charogne. Je repris ma marche, fronçant le nez, et quand je sentis quelque chose de mou sous ma basket, je n’eus pas besoin de regarder pour constater qu’un rat avait trouvé pertinent de crever ici même. Je continuais ma route, et optais pour la porte de droite. Elle eut un peu de mal à s’ouvrir mais, un coup d’épaule aidant, elle ne tarda pas à béer. J’entrais alors dans une petite chambre, étrangement ordonnée. Un lit parfaitement fait, bien que couvert de poussière, trônait au milieu de la pièce. Pour tout mobilier, une commode en bois massif était appuyée sur le mur à ma droite. Je fus stupéfait de voir qu’en plus de quinze ans rien ici n’avait bougé… L’affaire des Horleys avait dû sévèrement ébranler la ville pour que tout ici demeure en l’état. Loin des yeux, loin du cœur, dit-on...

Je tentais alors de raviver ma mémoire à ce sujet, par simple curiosité morbide. Une adolescente, Stéphanie Horley de mémoire, vivait ici avec ses parents. Fille unique, des parents avec une situation confortable… une vraie petite vie de merde, en somme. Un jour, elle avait compris, elle aussi. Compris qu’elle devrait tuer, car elle y était destinée. Elle a éviscérée ses parents, à la hache je crois. Un classique. Ivre de symbolisme, elle les avait ensuite jeté dehors, et lorsque les flics étaient arrivés, quelques heures après, ils n’avaient trouvés aucune trace d’elle. Quelque part, on était un peu frère et sœur, elle et moi.

Je repris alors mon repérage. Je refermais la chambre trop ordonnée, pour franchir la porte d’en face. Celle-ci s’ouvrit sans mal, et découvrit une autre chambre, plus grande. Elle était complètement dévastée. Je remarquais que l’épais sommier en bois massif était fendu en deux, et imaginais sans mal que ce fut un coup de hache qui l’avait réduit à cet état. Il n’y avait rien de plus intéressant ici, et je refermais la porte pour ensuite me diriger vers la salle à manger.

Lorsque je repoussais la grande porte branlante, de vieux relents d’alcool et de tabac froid vinrent se mêler à l’odeur de vieux et de moisi qui flottait dans l’air. Ce mélange n’était pas du meilleur goût, et il me fallu bien quelques secondes pour arriver à penser à autre chose qu’à cette horreur olfactive.

La pièce était assez vaste, facilement cinq mètres sur six. Il n’y avait que deux portes, face à moi, ainsi que la massive porte d’entrée sur le mur de droite. A mieux y regarder, je pus distinguer une autre porte sur ma droite, a demi cachée par ce qui semblait être un meuble renversé.

Par esprit de contradiction, je tentais d’abord de dégager la porte bloquée. J’eus un peu de mal à libérer le passage mais mes efforts furent largement récompensés : c’était un placard assez large et profond, une planque parfaite. J’y déposais à la hâte mon sac à dos, qui ne me gênerait plus pour le restant de mon exploration. J’allais repousser la porte quand un bref reflet attira mon attention. Ce qui se trouvait là dépassait mes espérances les plus folles : une hache, presque entièrement recouverte de rouille se trouvait là. L’arme de Stéphanie… c’était une relique précieuse. Je le savais désormais, je m’en servirais. Au moins une fois.

Poussé par cette superbe et inespérée découverte, je m’imprégnais de la topographie de la pièce, de la grande table encore debout en son centre, puis j’avançais vers les deux portes qui m’étaient inconnues. En m’approchant, une nouvelle effluve, pire encore que les précédentes, se fraya un chemin jusqu’à mes narines. J’ouvris la porte la plus à droite, d’où l’odeur parvenait manifestement, et j’y découvris ce qui autrefois avait dû servir de WC. Même le plus hardis des habitués d’urinoirs publiques n’aurait pu être préparé à ça : une plaque séchée de matières indéterminées, sûrement constituée d’excréments et de vomi, recouvrait une partie du sol. Je claquais alors la porte, le cœur au bord des lèvres. Visiblement, il y avait bien plus atroce dans cette maison que les meurtres qui s’y sont produits…

Me demandant par quel curieux besoin une famille avait fait construire une maison dont les toilettes donnaient sur la salle à manger, j’ouvris la dernière porte à la volée : elle donnait sur un escalier qui menait visiblement à une cave. Les ténèbres étaient totales en bas, et, me maudissant de n’avoir pas pris de lampe torche, je refermais la porte et alla rejoindre le placard.

Une fois installé, je tentais tant bien que mal d’encombrer le passage pour qu’on évite de me découvrir trop tôt. Je refermais la porte, serein, et consultait ma montre. Quelle bonne idée ces montres rétro éclairées… Il me restait environ deux heures à attendre. Deux petites heures, et je deviendrais le roi de la fête.
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MessageSujet: Re: Concours Zombies - Dieu est mort   Lun 7 Aoû 2006 - 6:39

Dix neuf heures trente-huit et cinquante six secondes. Les voilà qui arrivent. Je me plaque contre le mur derrière moi, et j'attends que la joyeuse troupe prenne place. Je n'entends que quatre voix: deux, dont une fille, manquent à l'appel apparemment. Je grimaçais d'abord, profondément contrarié, avant de relativiser. Après tout, cela me permettrait de commencer en douceur.

Les heures passent, je trouve le temps long. Il se sont installés après avoir rapidement fait le tour, puis ont mis de la musique, ou du moins un fond sonore. Pas trop fort, à ma grande joie: la fille se plaignait d'avoir mal à la tête. Je guettais, aux aboies, l'occasion de sortir et de coller un grand revers de hache au premier venu. Mais il fallait que je me domine, je ne devais pas en massacrer qu’un ou deux: aucun ne devait réchapper. Aucun.

Les heures qui suivirent me parurent durer des jours entiers. Ma montre m'annonçait fièrement qu'il était plus de vingt trois heures, et je décidais qu'à minuit, opportunité ou pas, je les saignerais. Quand tout à coup, une dispute éclata. A quel propos, je n'en sais rien. Les voix me parvenaient au travers de la musique et de la porte, et je n'entendais pas distinctement le pourquoi de ces éclats de voix: tout ce que je comprenais, c'était que trois d'entre eux, excédés du quatrième, s'en allait prendre l'air. On ne pouvait rêver mieux. Après une courte attente, je m’apprêtais à faire mon entrée. Je saisis la lourde hache d'une seule main, qui m'échappa alors par un quelconque hasard.

J'étouffais avec grand mal un juron lorsqu'elle me retomba sur le pied gauche, avant de terminer bruyamment sa course sur le sol. Je chassais mentalement la douleur et me saisit de l'arme, à deux mains cette fois-ci.

"Qui est là !"

La voix, passablement énervée, venait de la salle à manger. Je tentais de me calmer: c'était d'autant mieux si c'était lui qui venait à moi. Je levais mon arme, prêt à frapper, et attendais, l'oreille attentive aux bruits de pas. Sans prévenir, la porte s'ouvrit à la volée. La lumière diffuse du salon, certainement des lampes torches, m'aveugla à demi. Je ne pus distinguer de l'homme devant moi qu'une nette expression de surprise mêlée de terreur, tandis qu'il reculait d'un pas.

C'était maintenant, ou jamais. J'abattis mon arme de toutes mes forces, un peu à l'aveuglette, et je sentis un immense soulagement lorsque ma hache rencontra un obstacle et sembla s'y enfoncer assez profondément. Un bruit d'os brisés se fit entendre, et un liquide chaud m'aspergea la main et le visage tandis que je lâchais l'arme et tombait à la renverse, déséquilibré par l'impact.

Je ne mis que quelques secondes à me remettre de mes émotions, et secouais la tête. Je retrouvais une vue normale et m'approchais, en affichant un sourire forcé. J'avais atteins cet enfoiré entre l'épaule et la gorge, si bien qu'il était mort sur le coup. La rapidité et la violence du choc ne lui ont pas permis de hurler, c'était parfait. J'eus un peu de mal à retirer la hache du cadavre, mais bien moins qu'à le planquer dans le placard. Je récupérais au passage mon sac, et mis rapidement au point mon plan pour la suite des festivités.

J'allais d'un pas rapide ouvrir en grand la porte de la cave: si tout allait bien, tout ou partie du groupe irait y chercher leur compagnon et se retrouverait bloqué, et je pourrais sans mal les cueillir à la sortie de l'escalier. Quant à ma planque, je n'avais pas le choix: je devais me cacher dans les chiottes. L'idée en elle-même me révulsait, mais il le fallait.

Je m’installais donc dans mon ignoble cachette de fortune, et j’attendais là, le souffle court, manquant plus d’une fois de vomir. Il s’écoula une bonne dizaine de minutes, avant que des bruits de pas ne se firent entendre. Ils coupèrent la musique et mes oreilles reprirent leurs droits. J’étais à même d’entendre tout ce qu’ils disaient. La fille, Johanna, ou Laura, je ne sais plus, avait l’air paniquée :

« Mais qu’est-ce qu’il fout encore ? Dîtes-moi pas qu’il est allé se fourrer dans cette cave ? Je vous préviens, il peut crever là dedans, moi je ne descends pas ! »

Je souriais à ses paroles. Tu brûles, ma belle !

« Calme toi Jo. Julien et moi on descend voir, il va nous entendre cet abruti. »

Puis, un silence relatif, rien que des bruits de pas. Deux s’en allaient, après avoir rapidement traversé la pièce. J’imaginais la troisième, tournant en rond, apeurée, au bord des larmes. Cette pensée me collait une de ces gaules…

Mais ce n’était pas le moment de penser à ça. J’allais sortir ma broche, quand je me ravisais. Il me fallait frapper vite et fort: je l’assommerais, du plat de ma hache, puis je barricaderais la porte pour pouvoir finir le boulot. Les deux autres remonteraient, croyant à une mauvaise blague. Et ils prendraient tour à tour ma hache dans la gueule. Ouais, j’aimais ce plan.

J’avais deux options : soit je sortais sur la pointe des pieds, avec au bas mot une chance sur deux qu’elle regarde dans ma direction, soit je sprintais pour la prendre de cours. Je préférais la seconde, plus sûre et radicale.

Je sortis alors comme une trombe. La belle n’eut pas le temps d’ouvrir la bouche que le plat de la lame vint lui fracasser le nez, dans un écoeurant bruit d’os. Le sang gicla, modérément cette fois-ci, et elle s’effondra complètement sonnée sur le parquet poussiéreux. J’entendis alors du bruit en bas. Je refermais la porte de la cave d’un violent coup de pied et plaçait à la hâte une commode en guise de barricade. Elle n’était pas bien lourde, mais elle tiendrait bien une minute ou deux. Et c’était plus que suffisant.

J’allais chercher ma broche, car c’était l’heure de s’amuser un peu. Je plaçais ma victime sur le dos, et constatais, satisfait, qu’elle était à demi consciente. Suffisamment en tout cas pour me lancer un regard suppliant. Je pris la broche et lui enfonça d’un mouvement brusque dans le bas ventre, et je sentis l’acier pénétrer sa chair et ses entrailles sans guère de résistance. Elle poussa un tout petit cri inarticulé qui ne manqua pas de me ravir.

Les premiers coups commençaient à pleuvoir sur la porte de la cave, ainsi que des insultes. Ils croyaient à une blague, tout allait pour le mieux. Mais il fallait, à ma grande déception, que je me hâte. Et je le fis. Je plantais en guise d’adieu ma singulière arme dans sa gorge offerte, et la retirait. J’avais créé de la sorte un charmant geyser sanguinolent, et je pouvais sans crainte la laisser ainsi. Elle mourrait bientôt, exsangue.

Je repris ma hache, et me saisit d’une des lampes torche sur la table que je fis glisser dans ma poche. Ce serait une source de lumière utile pour en bas. Je remarquais d’ailleurs que les coups avaient cessés. Et n’avais-je pas entendu crier ? J’étais tellement absorbé par ma basse besogne, que je n’aurais pas pu en être moins sûr.

Je débarricadais la porte, et attendis un instant. Rien. J’ouvris à la volée et porta un coup de hache, qui ne faucha que le vide. J’allumais ma lampe, fou de rage. Ces ordures osaient jouer avec mon grand soir, ils n’avaient pas le droit de me faire de farce ! Je descendais prudemment les escaliers, et fut saisit par l’odeur qui flottait en bas.

C’était une odeur de sang, qui m’avait certainement poursuivi, mais je n’expliquais toutefois pas l’odeur de putréfaction qui s’y mêlait. J’arrivais vite en bas des escaliers, dans une petite pièce. Il y avait devant moi une porte que je fis s’ouvrir en grand d’un magistral coup de pied.

Je pénétrais dans la pièce, enragé, avant de voir deux corps à même le sol. A y regarder de plus prêt, ils baignaient dans leur sang, et leurs pathétiques viscères s’y éparpillaient, emplissant l’air d'une odeur ignoble. Je m’avançais, ébahis. Qui avait osé ? Qui m’avait volé mes proies ? Qu’importe, il mourrait. Je ne pouvais le tolérer, je ne pouvais tolérer qu’on gâche mon avènement.

L’odeur de putréfaction se fit soudain plus forte, et j’entendis des pas lourds, derrière moi. La chance était encore de mon coté, mon rival n’était pas partit. Il était là, il s’avançait vers sa mort, inexorablement. Je me retournais à la hâte, mais je ne pus m’empêcher de lâcher mon arme quand je vis ce qui se tenait devant moi.

Ce fut certainement une femme, jadis. Désormais, seul deux seins terriblement décharnés, qui pendaient entre quelques lambeaux de tissus, en étaient témoin. C'était un corps putréfié, aux teintes indéfinissables, allant du vert au brun. L’un de ses yeux n’était plus dans son orbite, mais l’autre semblait habité par une farouche détermination. Je frissonnais, quand je lis dans cet œil unique tout ce que je voyais dans les miens, le matin, devant mon miroir.


Combien de temps avais-je dormis ? Je ne sais. Longtemps. Ces herbes devaient m’endormir suffisamment pour que je puisse sortir d’ici sans être inquiété de quoi que ce soit. Le vieil homme me l’avait assuré. Bah ! D’une certaine manière, il n’avait pas mentis. J’étais certes morte, de toute évidence, mais je marchais tout de même. J’avais pu tuer ces deux idiots dés mon réveil, tiré de ma tombe par l’odeur du sang. Qui d’autre que moi avais pu le répandre dans ma propre maison ?

Je crois que j’avais la réponse. Cet homme devant moi, tenait ma hache entre ses mains… Avant de la lâcher pitoyablement en m’apercevant. Il reculait, maintenant, déconfit. C’est drôle, j’avais lu la terreur dans les yeux des autres, mais son expression à lui n’était pas la même. Il semblait simplement terriblement surpris. A sa place, j’avoue que j’aurais pu l’être également.

Il était aculé, contre le mur. Il ne tentait pas de fuir, c’était tant mieux : je m’étais connu en meilleure forme. Je plaquais ma main sur sa gorge et l’amena à portée de mes cordes vocales fatiguées. Après quelques infructueux essais, je parvins à articuler :

« Dieu est mort… je suis Dieu. »

Je serrais à m’en rompre les os, et pourtant l’effort ne me paru qu’anecdotique. J’entendis bientôt un petit craquement, et son corps inerte retombait à mes pieds. Je fis demi tour, me pencha et saisit ma hache. Ma vieille hache.

Mon long sommeil ne s’était pas compté en heures, mais en années. Mais qu’importe. J’allais pouvoir reprendre les choses là où je les avais laissées… Après maman, c’était à mademoiselle Hampson, la vieille peau d’à coté, de subir ma divine colère.
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MessageSujet: Re: Concours Zombies - Dieu est mort   Ven 1 Sep 2006 - 8:44

Tu n'es pas spécialement hors sujet Smile c'est gore à souhait et on a droit à une charmante morte vivante... j'ai beaucoup aimé le début à la "Elephant". on sentirait presque le vécu.
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thomas desmond
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MessageSujet: Re: Concours Zombies - Dieu est mort   Lun 11 Sep 2006 - 11:47

J'ai trouvé que le style employé était trop propre, trop littéraire, trop "je veux employer les jolis mots" pour ce que le héros avait à dire... j'aurai préféré à mon avis une narration à la troisième personne. Pour la fin, je trouve que cela pourrait être mieux amené, moins maladroitement.

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MessageSujet: Re: Concours Zombies - Dieu est mort   Lun 11 Sep 2006 - 15:16

thomas desmond a écrit:
J'ai trouvé que le style employé était trop propre, trop littéraire, trop "je veux employer les jolis mots" pour ce que le héros avait à dire... j'aurai préféré à mon avis une narration à la troisième personne. Pour la fin, je trouve que cela pourrait être mieux amené, moins maladroitement.

Je m'attendais vraiment à un accueil négatif, mais pourtant je suis surpris ! En fait je ne m'attendais pas à être critiqué sur ce point précis, j'avais eut l'impression d'avoir fait plus "simple" que précédemment, plus accessible en somme.

Je suis impatient de voir si c'est un sentiment isolé ou un avis général, voir l'étendue de la plantade ^^


Sinon Mordoral c'est toujours rassurant, après relecture j'ai eut la même impression que toi vis à vis d'Elephant.
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MessageSujet: Re: Concours Zombies - Dieu est mort   Lun 11 Sep 2006 - 17:24

Ah j'ai pas dit que c'était un plantage !! juste le ton peut-être un peu bancal !
Pour le côté elephant, moi ça m'a gêné, car j'ai trouvé ça un peu cliché... pourtant c'est bien ce qui doit passer par la tête de certains gosses mals dans leur peau... Mais le tout se tient, sans problème, avec un réel soucis du détail louable, sauf peut-être à la fin où je trouve que ça part un peu à vau l'eau...

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MessageSujet: Re: Concours Zombies - Dieu est mort   Mar 12 Sep 2006 - 20:36

Moi au contraire j'aime beaucoup le style, c'est fluide, ça à l'air de couler tout seul (Ce qui prouve en général un gros travail derrière). Je ne suis pas trés amateur du genre "Horreur" mais la description de la maison est saisissante, on sent quelque chose de malsain, de bien glauque...Bon, peut être un peu cliché aussi mais ça fonctionne.
Par contre attention aux incohérences: Si le corps de Stéphanie est resté dans la maison tout ce temps, comment se fait il que les flics ne l'ai pas retrouvé? Même l'arme du crime est restée là sans qu'aucun labo ne s'y interesse!
L'utilisation de la première personne rends le personnage plus vivant, je trouve que ca rends bien, mais à la fin on change brusquement de point de vue: Le narrateur deviens Stéphanie (ou ce qui l'en reste) Pourquoi pas! Mais il faut bien marquer le changement, par exemple en écrivant en italique cette dernière partie.
En fait la dernière partie est la moins convaincante: autant on pouvait saisir ce qui faisait agir Armand ; un ado marginal qui pète les plombs et pars dans un délire de toute-puissance meurtrière, autant les motivations de Stéphanie restent mystérieuses: pourquoi a-t-elle tué ses parents? Et savait-elle que l'herbe qu'elle à ingérée la transformerait en zombie? Il semble que non , mais dans ce cas elle devrait être un peu moins calme:

Citation :
Bah ! D’une certaine manière, il n’avait pas mentis. J’étais certes morte, de toute évidence, mais je marchais tout de même. J’avais pu tuer ces deux idiots dés mon réveil, tiré de ma tombe par l’odeur du sang. Qui d’autre que moi avais pu le répandre dans ma propre maison ?

(Je la trouve un peu trop cool pour quelqu'un qui se reveille sous la forme d'un cadavre animé)

Sinon, je le répète, je trouve cette écriture trés bien maîtrisée. La fin ( Quand Stéphanie deviens la narraratrice) serait à reprendre, trouver une explication à "pourquoi Stéphanie n'a pas été retrouvée par les enquèteurs" . Le reste je le trouve trés bon...
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MessageSujet: Re: Concours Zombies - Dieu est mort   Mar 12 Sep 2006 - 21:19

COmme quoi il ne faut jamais s'arrêter à un avis, toujours subjectif !

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MessageSujet: Re: Concours Zombies - Dieu est mort   Mer 13 Sep 2006 - 17:16

thomas desmond a écrit:
COmme quoi il ne faut jamais s'arrêter à un avis, toujours subjectif !

Et toujours intéressant à prendre, quel qu'il soit Smile

paladin a écrit:
Moi au contraire j'aime beaucoup le style, c'est fluide, ça à l'air de couler tout seul (Ce qui prouve en général un gros travail derrière). Je ne suis pas trés amateur du genre "Horreur" mais la description de la maison est saisissante, on sent quelque chose de malsain, de bien glauque...Bon, peut être un peu cliché aussi mais ça fonctionne.

Merci ! Le cliché en fait était un peu voulu. A la base je suis partis d'un concept de Slasher Movie pour une bonne raison: je hais ce genre de film, en principe ^^

L'idée était de conserver une situation cliché au possible, du point de vue du tueur, et j'avoue que la majorité de mes efforts se sont portés sur la description de la maison. A titre purement personnel, et même si je ne peux pas trop juger moi même, mon passage préféré reste celui où il découvre les lieux.

Citation :
Par contre attention aux incohérences: Si le corps de Stéphanie est resté dans la maison tout ce temps, comment se fait il que les flics ne l'ai pas retrouvé? Même l'arme du crime est restée là sans qu'aucun labo ne s'y interesse!

Aussi étonnant que ça paraisse, j'en étais conscient... j'ai tourné la chose dans plusieurs sens avant de trouver une hypothèse.

Un crime glauque, une fouille sommaire. Notre "héro" peine à ouvrir le placard où se trouve la hache, imaginons que nos amis policiers n'aient pas voulu se donner la peine d'ouvrir le dit placard. C'est gros oui, mais le style veut ça ^^

Pour le corps dans la cave ? Deux hommes, torche à la main. Ils s'attendent pas vraiment à ce que la fille se soit enterrée... ils piétinent le sol, tasse la terre, déjà irrégulière, de la cave, et ne prête pas trop attention aux détails à la lueur de leurs lampes torches.

Si avec ça vous êtes pas convaincu de ma mauvaise foi... bref, la prochaine fois je réfléchirais mieux avant, plutôt que de me chercher de mauvaises excuses après coup.

Citation :
L'utilisation de la première personne rends le personnage plus vivant, je trouve que ca rends bien, mais à la fin on change brusquement de point de vue: Le narrateur deviens Stéphanie (ou ce qui l'en reste) Pourquoi pas! Mais il faut bien marquer le changement, par exemple en écrivant en italique cette dernière partie.

La mise en page est bancale oui, faut que j'améliore ça. L'idée était de conserver toujours le point de vue du tueur. A la fin, le tueur n'est plus Armand...

Citation :
En fait la dernière partie est la moins convaincante: autant on pouvait saisir ce qui faisait agir Armand ; un ado marginal qui pète les plombs et pars dans un délire de toute-puissance meurtrière, autant les motivations de Stéphanie restent mystérieuses: pourquoi a-t-elle tué ses parents? Et savait-elle que l'herbe qu'elle à ingérée la transformerait en zombie? Il semble que non , mais dans ce cas elle devrait être un peu moins calme:

(Je la trouve un peu trop cool pour quelqu'un qui se reveille sous la forme d'un cadavre animé)

Qui est Stéphanie ? Un fait divers. Que sait-on des faits divers ? Le sensationnel, uniquement. C'était un peu mon esprit à vrai dire, et dans ma tête, c'est un peu son alter-ego. Quand lui dit qu'ils sont un peu frère et soeur, c'est pas si loin de la réalité.

Citation :
Sinon, je le répète, je trouve cette écriture trés bien maîtrisée. La fin ( Quand Stéphanie deviens la narraratrice) serait à reprendre, trouver une explication à "pourquoi Stéphanie n'a pas été retrouvée par les enquèteurs" . Le reste je le trouve trés bon...

La fin m'a moi même déçu, j'admet... Mais il était trop tard pour réécrire sans dénaturer. Ce sera pour la prochaine, peut être...
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MessageSujet: Dieu est mort   Dim 17 Sep 2006 - 13:13

Quelques incohérences en effet, mais bon pas si graves... L'écriture est facile à lire, fluide, on se sent bien dans la peau du personnage, à un tel point qu'on est dégoûté qu'il n'ait pas réussi à tuer lui-même les deux garçons... La fin est un peu décevante, mais elle convient bien quand même Smile.
Bref, ben moi j'ai bien aimé, et je dis bravo Smile.
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MessageSujet: Re: Concours Zombies - Dieu est mort   Mer 20 Sep 2006 - 16:24

Une ambiance "Columbine" qui nous leurre et nous dirige vers une histoire de maison hantée un peu "série B" mais bien racontée et prenante. Dommage pour le changement de personnage à la fin qui choque vraiment.

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MessageSujet: Re: Concours Zombies - Dieu est mort   Mar 26 Avr 2011 - 19:32

J'aime bien ton texte. Le changement de point de vue de la fin ne m'a pas trop dérangé (j'ai l'habitude de lire des romans qui en changent souvent).

L'athmosphère que rendent les descriptions est très intéressante.

Le seul regret que j'ai par rapport à ton texte est la mise en scène des crimes d'Armand. J'aurais plutôt pensé qu'il allait laisser les autres trouver le 1er corps et ensuite les tuer, mais bon, c'est aussi bien comme ça Very Happy
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