J'ai eu un peu près la même impression que Dagobert sur ce récit. Par contre, c'est la première nouvelle que je lis de randall et donc je ne peux pas voir le progrès réalisé...
Il y a en effet une perte de croyance en l'histoire lorsque le héros va voir "Igor" : il lui dit ouvertement des absurdités et notre Loomis se contente d'écouter, puis de s'en aller. Le ton sur le scepticisme du personnage n'est pas développer, et on le voit donc un peu trop comme le type "facile à berner".
Il y a donc une platitude du récit, mais j'ai trouvé des détails intéressants à l'histoire. Tu décris beaucoup de passages (parfois tu en décris trop...), et quand tu le fais, on comprend bien la situation et c'est déjà ça de gagné.
J'ai aussi quelques suggestions :
- Est-il possible de vivre tant d'année (déjà, plus de 16 ans, puisque c'est l'âge d'Anna, leur fille du début...) dans une telle situation, sans bonheur, jamais ? Oui, Loomis a tenté de se suicider plusieurs fois, donc ça peut être crédible... Mais là, il faudrait dramatiser un peu plus la chose qu'avec "Bien triste vie n’est-ce pas ?" au contraire, cela dédramatise un peu tout, et rend encore le récit plat. Quand même ! C'est une situation assez triste pour mériter quelques sentiments de la part de Loomis... Enfin, selon moi.
- Paméla a beau avoir été heureuse, même ne serait-ce que l'espace d'une journée... elle tuera son mari tout de même ? Et puis, si elle est peut-être obligée quelque part de faire ce geste, ne devrions-nous pas sentir le regret de vouloir se venger, de sa part ? Cette journée était-elle uniquement du mensonge ?... Cela reste flou pour moi, si l'on voudrait bien m'expliquer...